08.01.2012 Commentaires

une nouvelle année

Il est d’usage de se souhaiter de bien belles choses pour l’année qui débute. De façon personnelle. Pourquoi pas, cette année, des voeux pour une société meilleure ? Que la recherche du consensus soit remplacée par la recherche du mieux, pour la classe moyenne … qui devient de moins en moins moyenne.

Bien entendu, je ne modifierai pas le rituel.

En cette nouvelle année,

je vous souhaite la santé

pour être heureux

et un peu de chance

ainsi que le bonheur …

pour conserver la santé !


Grâce que je nous souhaite.

mini_hn_mauve
11.11.2011 Commentaires

la gentillesse … réelle et virtuelle

Le 13 novembre de chaque année, se tient la JOURNÉE DE LA GENTILLESSE. Un événement de plus en plus pertinent. En effet, c’est une qualité qui se perd. Certains vont qualifier de “gentille” une personne qui n’a pas beaucoup de personnalité, qui a de la difficulté à se faire respecter. Et c’est une erreur. Les anglais ne disent-ils pas “kill people with kindness” ?

Dans le quotidien, la gentillesse peut être apparentée à la bienséance et aux bonnes manières. Y mettre les formes. Bien sûr, la majorité des gens sont généralement gentils. Toutefois chacun – de temps en temps, plus ou moins souvent – perd patience, manque d’égards envers son entourage.  Et cela est humain. Cependant, dire merci, saluer, ne pas laisser la porte se refermer au visage de la personne qui nous suit, accorder le passage à un automobiliste dans la circulation et autres petites attentions rendent la vie plus douce. Tant à celui qui est gentil qu’à celui qui en bénéficie.

En ces temps modernes, la gentillesse virtuelle est aussi de mise.  En effet, combien de gens, sous le confortable couvert de l’anonymat, émettent des commentaires qu’ils n’oseraient même pas murmurer à découvert. Pour illustrer mon propos, un article de Marie-Claude Lortie, journaliste pratiquant “la socio-économie alimentaire” au journal LA PRESSE.  Elle nous confie ce matin les commentaires scabreux qu’elle peut lire sur son blogue. Elle nous entretient de ceux que nous ne lisons pas, qu’elle filtre et détruit pour cause de ce-n’est-plus-une-opinion-c’est-de-la-destruction. Elle nous amène en Angleterre – pays traditionnellement reconnu peuplé de gens flegmatiques et en contrôle – où des femmes journalistes rapportent des histoires d’horreur à ce propos.

Madame Lortie nous précise : ❝ Dans les médias, tous les blogueurs et gens d’opinion sont soumis à la violence verbale de lecteurs anonymes cherchant un exutoire pour leur colère quotidienne. Mes collègues masculins y ont droit, j’en suis témoin.

Mais les commentaires exprimés aux femmes journalistes sont d’une nature totalement différente, puisant dans une misogynie mesquine, imbibée de sexe, dont on a de la difficulté à croire qu’elle existe encore, cachée et encore non mesurée, mais néanmoins bien visible et si près de nous. Au lieu de répondre à nos opinions par des arguments, on nous dit que commenter l’actualité et exprimer des opinions ne fait pas partie des choses que l’on attend des femmes et encore moins que l’on peut se permettre, à moins que cette apparition publique ne soit justifiée par un look de pin-up ❞.

Un billet qui suscite la réflexion sur la situation des femmes et sur le rapport créé avec certains hommes.  La vieille féministe que je suis s’indigne (une  féministe est une personne qui souhaite et fait en sorte que les hommes et les femmes soient traités équitablement dans notre société).

Donc, reprenons :  le 13 novembre se tiendra la journée de la gentillesse et le 16 novembre, journée internationale de la tolérance.

Dure semaine en perspective ?

mini_hn_mauve
23.08.2011 Commentaires

jack layton (1950 – 2011)

© Serge Chapleau - LA PRESSE - 23 août 2011

"C'est injuste, mais la vie n'est pas juste", comme nous le rappelle Vincent Marissal dans son billet nous causant du décès de Jack Layton, citant le commentaire de Bob Rae.  Monsieur Marissal nous entretient du chemin que cet agréable politicien a parcouru. De sa manière de faire qui plaisait tant à l'électorat.

Bien que je ne souhaitais pas l'application intégrale de sa plateforme électorale, sa présence à la Chambre des communes me rassurait. Il était devenu un garde-fou posant de petites embuches aux partisans du capitalisme sauvage.  Il défendait les moins bien nantis, la construction de logements sociaux.  Bref "une belle âme politique vient de nous quitter", comme le souligne Yves Boisvert dans son commentaire intitulé "Layton : militants de père en fils".

Son épouse a remis aux médias une lettre datée de l'avant-veille de sa mort. Un testament politique. Patrick Lagacé le reproduit sur son blogue. Il se termine par :

L'amour est cent fois meilleur que la haine.
L'espoir est meilleur que la peur.
L'optimisme est meilleur que le désespoir.
Alors aimons, gardons espoir et restons optimistes.
Et nous changerons le monde. ❞
Jack Layton - 20 août 2011
Cette partie de son testament passera à l'histoire.  Tout comme lui.
Sur ce, profitez bien de la vie et de la fin de l'été !
mini_hn_mauve
13.05.2011 Commentaires

un monstre ?

Un médecin apprend que son épouse, médecin elle aussi, le trompe avec son meilleur ami. Une terrible peine d’amour. Un mois après la séparation, il tente de se suicider et tue ses deux enfants. On aurait cru qu’un médecin aurait pu le faire proprement.  Non. Un bain de sang. Un procès suivi avec intérêt. Bien sûr, deux personnes instruites, respectées, responsables, sexe, sang. Une recette. On aimerait ne pas s’y intéresser, mais c’est plus fort que nous.

Pierre Foglia – dans LA PRESSE  de ce matin – réfléchit sur la question. Je partage son opinion. Personne n’est à l’abri.

Un type raconte sa vie et on reconnaît la nôtre. Elle l’a trompé et il raconte comment il a réagi. On le trouve presque raisonnable. On a déjà fait pire que lui. On a crié, insulté, supplié, pleuré, on a téléphoné à 4 h du matin, on a menacé : je vais te tuer et je me tuerai après.

On n’a tué personne. Lui, si. Il a tué ses deux enfants.

Sa femme avait témoigné avant lui. On s’est reconnu aussi. On tient les deux rôles plusieurs fois dans une vie : celui qui laisse, celui qui est laissé.

Un type raconte sa vie, on pourrait raconter la même. La fois qu’on a passé la nuit dans la rue, garé devant l’appart de son nouveau chum. La fois qu’on est allé chez sa mère pour lui dire que sa fille était une ceci et une cela. La fois qu’on a fait irruption comme un vrai fou dans son cours, à l’université, pour lui rapporter ses skis. Tiens, tes crisse de skis, débarrasse. Elle les avait oubliés dans l’appentis, sur la galerie.

Je ne connais pas de gens qui ne se soient pas conduits comme des idiots quand l’autre leur a dit : c’est fini, j’en aime un ou une autre. Cela n’a rien à avoir avec l’éducation qu’on a reçue – on n’apprend pas ces choses-là, ni à l’école ni dans sa famille. Après deux ou trois fois, on finit par suivre la recette qui nous a permis de survivre la dernière fois. La mienne, rudimentaire : s’abrutir de travail pendant un an. C’est à peu près ce que ça dure pour tout le monde, un an.

Je ne connais pas de gens qui ne se soient pas conduits comme des idiots, mais bien sûr, je n’en connais pas non plus qui se soient conduits comme des criminels. C’est ce qu’il y a de fascinant dans le procès du Dr Turcotte.

Un type qui a tué ses deux enfants parce que sa femme l’a quitté raconte sa vie, et on reconnaît le gouffre dans lequel il était. On a été dans le même, quelques fois. On se dit : merde, la cloison est drôlement mince entre lui et moi, entre lui et ces millions de gens qui vivent une séparation.

Un procès utile en cela qu’il fait bouger le monstre en nous, nous rappelant qu’il est là, tapi. On l’a dompté plusieurs fois parce que, bien sûr, on est bien plus fort que le Dr Turcotte. N’empêche qu’il est là. Il suffirait d’une dépression, il suffirait qu’on craque pour qu’il prenne le dessus et nous tue et nos proches aussi.

Même s’il a commis un crime épouvantable et qu’il doit être jugé, nous savons tous que le Dr Turcotte n’est ni un criminel, ni un fou. Juste un monstre comme vous et moi.


Malgré ces tristes réalités, profitons de ce début du printemps, qui s’est fort fait attendre.  Et sur ce, bonne semaine !

mini_hn_mauve
26.03.2011 Commentaires

encore un vote !

Des élections sont – sans surprise aucune – annoncées. Qui dirigera le Canada ? Beaucoup de gens n’iront pas voter. Ne s’intéressent plus à la façon contemporaine de faire de la politique. Croient que tout cela ne donne rien, mis à part d’importantes dépenses. Pendant qu’ailleurs des gens meurent pour obtenir ce droit.  L’être humain est paradoxal.

Pour nous aider à se faire une idée, RADIO-CANADA nous offre une méthode d’analyse qui se nomme BOUSSOLE ÉLECTORALE découvrez votre position dans le paysage politique. J’ai fait le test et cela m’a beaucoup intéressée. En effet, nous avons tendance à se forger une opinion en fonction des chefs de partis. Alors qu’ici on nous propose d’arrimer nos opinions aux programmes de ces partis. Par une série de questions, du genre Le déficit fédéral devrait être réduit, même si cela entraîne une diminution des services publics ? auxquelles vous répondez sur une échelle de fortement d’accord à fortement en désaccord. Lors de l’analyse de vos réponses, vous verrez – sur un même tableau – la position de chacun des partis à cet enjeu ainsi que la vôtre. Des surprises vous attendent !

D’autre part, rêvons un peu : pour exprimer un désir de changement profond, personne ne va voter le 2 mai. Dans aucune circonscription du Canada. ce serait un message fort et clair.  Mais ce n’est qu’un rêve. Saviez-vous que tout électeur canadien peut voter par la  poste ? Cela permet d’éviter les problèmes d’horaire et d’attente.

PROPOS AMUSANTS : ❝ La gauche est tout à fait désorganisée.  Que faire ?  Le gauchiste de répondre : Ben, si nous étions organisés … nous serions à droite ! ❞ Raconté par l’Abbé Raymond Gravel au cours de l’émission Je l’ai vu à la radio du 26 mars 2011.

Sur ce, je vous souhaite une très belle semaine !

mini_hn_mauve
14.03.2011 Commentaires

montée de lait …

Le Gouvernement du Québec a accepté d’assumer le déficit actuariel des caisses de retraite des employés de la Ville de Montréal.  Combien ça coûte ? QUATRE CENT SOIXANTE MILLIONS DE DOLLARS auront été payés par l’ensemble des Québécois au terme de l’entente en 2025.  Michel Girard nous dévoile cette affaire dans LA PRESSE de ce matin.  Même les citoyens qui n’ont pas la capacité financière de se payer une caisse de retraite assument la retraite dorée des employés municipaux.  Je n’ai qu’un mot : indécent.  Ah, j’oubliais, les fonctionnaires municipaux de la Ville de Québec bénéficient aussi de cette générosité. Trente-deux millions de dollars jusqu’en 2027 !

LES FRANCS TIREURS recevaient cette semaine le milliardaire Stephen Jarislowsky. Un étrange personnage. Qui assume sa situation d’homme riche et qui nous confie être né riche. Un sourire un peu narquois. Il affirme que les fonctionnaires ne produisent rien. Ses opinions ont suscité d’amusants commentaires au salon : c’est facile quand on est riche ; il a une opinion peu nuancée sur la fonction de fonctionnaire ; ouais, pas drôle pour ses enfants : aucune aide financière avant l’âge de 50 ans, rien pantoute. Il me semble évident que la vie est beaucoup plus facile pour les riches.  Toutefois, nous sommes tous le riche de quelqu’un.

Vous y verrez aussi Pierre Pascau ( je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître). Il a fait la pluie et le beau temps à CKAC, mais il semble amer en racontant cette partie de sa vie.  Enfin, ils discutent avec trois médecins – des femmes, est-ce un hasard ? – des dépressions chez les membres de cette profession. Bien que ce problème ne me semble pas réservé aux médecins, les confidences suscitaient la compassion. Est-ce qu’en général les médecins sont encore capables de compassion ?  Sait pas …

Là-dessus, ne nous tenons pas trop près des bulletins de nouvelles pour passer une bonne semaine !

mini_hn_mauve
02.03.2011 Commentaires

on vous “tire le portrait” ?

Patrick Lagacé, dans sa chronique de ce jour que je vous invite à lire, s’interroge – voire s’inquiète – de la facilité avec laquelle des vidéos dits amateurs font la preuve de certains comportements. À titre d’exemple, il nous cause de deux policiers qui sont photographiés, à l’aide d’un téléphone cellulaire, en situation de sommeil dans la voiture patrouille. Gênant. Nous entrons dans un monde où les secrets seront de plus en plus difficiles à cacher. Il souligne que cela lui fait peur de marcher sur cette ligne entre la transparence et la surveillance. Il ne suffit donc plus d’être honnête.  Il faut surtout paraître honnête. De quoi nous rendre … marteau.

guennbretagne.centerblog.net

Au Québec, l’hiver est dur. Les bottes, les mitaines, les tuques. Déneiger la voiture. C’est long. C’est dur.

Mais, à compter du 15 février, on voit le bout du banc de neige. Le soleil est fort. La température monte. Les sourires aussi. Pour plusieurs, la relâche scolaire qui signifie des vacances. Ça sent le printemps. Et ça sent bon.

Sur ce, bonne semaine !

mini_hn_mauve
04.01.2011 Commentaires

une nouvelle année

L’année deux mille dix est terminée. Une année qui fut  difficile pour la plupart d’entre nous, même ceux pour qui la vie a été favorable. Puisse son souvenir ne pas être impérissable.

Pour la nouvelle année, déjà entamée, je fais le souhait que le cynisme ambiant cède sa place à la confiance. Pas une confiance aveugle et naïve qui laisse le champ libre à tous les Madoff de ce monde. Non, mais un regard plus indulgent sur le monde et sur nos semblables. Collectivement, retrouver le goût de le changer ce monde. Pour qu’il devienne meilleur. Comme le chantait Sylvain Lelièvre :

❝ Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ; Les rêves de nos vingt ans ; Qu’est-ce qu’on a fait de nos rêves ; Même un peu fous, même un peu grands …❞

Si nous en retrouvions tous un. Un seul. Et si on tentait de le réaliser. Je suis certaine qu’elle serait plus agréable, cette terre !

En ce début d’année, monsieur Yvon Deschamps  nous informe “prendre sa retraite”.  Sur une note triste.  En s’excusant d’avoir donné une entrevue au Journal de Montréal. Pierre Foglia nous en cause dans LA PRESSE. Je le cite :

❝ Pensez à ce vieil homme irréprochable qui s’éloigne sur la pointe des pieds en présentant des excuses. Maintenant, pensez à ceux auxquels s’adressent ces excuses: les syndiqués en général, ceux qui sont en grève, ceux qui viennent de perdre leur emploi, comme ceux d’Electrolux, tous ces travailleurs que M. Deschamps pense avoir offensés en accordant une entrevue au Journal de Montréal. Que pensez-vous qu’ils lisent, le matin, ces travailleurs, en prenant leur café chez Tim Hortons? Le Journal de Montréal. ❞

Tristounet, ce regard sévère que monsieur Deschamps pose sur lui. Un regard plus indulgent eut été plus juste. Foglia nous l’explique bien. Comme toujours.

Enfin, pour terminer, une réflexion étonnante mais fascinante.  SECOND REGARD à Radio-Canada, Alain Crevier commence l’année 2011 avec un grand sujet : “être ou avoir”. Une entrevue avec le philosophe Frédéric Lenoir qui a publié récemment chez Fayard un livre au titre improbable pour traiter de solutions à la crise économique : Socrate, Jésus et Bouddha. La crise économique a été sévèrement brutale. Dans ce contexte, comment les philosophes et prophètes comme Bouddha, Socrate et Jésus peuvent-ils alimenter le questionnement sur la société? Comment peuvent-ils nous servir de repères ? Et aujourd’hui, nos repères se limitent-ils au pouvoir, à l’argent et à l’éternelle jeunesse ? Qui sont les individus qui influencent nos valeurs de société ? Grandes questions. Une émission à voir.

Et sur ce, bonne année ! Du bonheur et d’la santé !

mini_hn_mauve
11.11.2010 Commentaires

souvenir, souvenirs …

En ce 11 novembre, nous nous souvenons. De la fin de la première guerre mondiale (1914 – 1918).

L’image forte de cette journée : le port du coquelicot. Le rouge depuis 1921.  S’est ajouté le blanc en 1933, lancé par la Women’s Cooperative Guild de Grande-Bretagne pour symboliser la volonté de fonder un monde sans violence.  Bien que cela heurte les membres de la Légion royale canadienne, association d’anciens combattants, le port du coquelicot blanc semble prendre du gallon.  Tant par les anti-militaristes que par les gens qui estiment qu’en plus des militaires morts au combat, nous devrions aussi nous souvenir des décès de civils, victimes collatérales des guerres.

Ne pourrions-nous troquer le souvenir singulier pour le souvenir pluriel ? Se souvenir de nos soldats morts au combat, des soldats actuellement partout dans le monde sur les sites de guerre, des civils qui en souffrent, tant ceux qui en décèdent que ceux qui s’inquiètent.  Et se souvenir qu’il serait peut-être possible de régler ces différends autrement.

journée internationale de la gentillesse

www.psychologies.com

Puisque nous sommes dans le registre du souvenir, rappelons-nous que le 13 novembre de chaque année, cette année SAMEDI, est la Journée de la gentillesse.  Le site PSYCHOLOGIES.COM  nous offre un test : Osez-vous la gentillesse ? Ils nous rappellent que ❝ la gentillesse n’est pas un renoncement, une démission ou une soumission, c’est un choix traduit par des petits gestes. ❞

J’aime bien les gestes gentils. Ils m’émeuvent. Font belle ma journée. Et il me semble qu’ils redeviennent tendance. Une porte retenue. Un sourire aimable. Un geste attentionné. Allez, laissez-vous aller. N’hésitez pas à vous faire charmant, mignon, généreux. Pour cette journée.

Le début d’un temps nouveau, peut-être ? Grâce que je nous souhaite.

Sur ce, bonne semaine !

mini_hn_mauve
17.10.2010 Commentaires

de l’ombre à la lumière

Je considère généralement téméraire de poser jugement dans un conflit où je ne suis pas partie. Toutefois, cette semaine, devant les conditions exigées par Pierre-Karl Péladeau pour mettre fin au lock-out opposant le Journal de Montréal à ses employés syndiqués – et qui perdure depuis 632 jours ce 17 octobre 2010 – j’ai été prise d’un certain agacement, pour employer un euphémisme.

En effet, pour avoir droit à une prime de séparation, les syndiqués qui seraient congédiés – soit 80% des employés en lock-out – devraient s’engager à ne pas travailler pour LA PRESSE (un concurrent) avant six mois et cesser la publication d’un journal créé par ces journalistes en lock-out – RUE FRONTENAC - qui, ma foi, est fort bien fait. D’ailleurs, j’y remarque maintenant des publicités d’institutions financières.

Il est nécessaire de modifier la façon de faire de cette industrie, j’en conviens.  Mais est-ce au prix d’accepter que ces journalistes ne puissent travailler pendant six mois ou encore que soit “interdite” la publication d’un journal qui pourrait devenir un véritable concurrent ? Poser la question c’est y répondre.

Michel Girard, dans une chronique parue ces derniers jours dans LA PRESSE, nous explique l’intervention de LA CAISSE dans la création de l’empire média QUEBECORUn rappel de cette intéressante histoire.

D’autre part, monsieur Péladeau désire acheter une équipe de hockey, pour favoriser la synergie de ses entreprises. À cette fin, un nouvel complexe culturo-sportif doit être construit. Il estime que les différents paliers gouvernementaux doivent subventionner la totalité de l’investissement immobilier.

Je respecte les succès des entrepreneurs, le temps et l’énergie que ces hommes et ces femmes accordent à leurs entreprises et à la création de la richesse. Toutefois, plusieurs chroniqueurs et éditorialistes questionnent la pertinence de l’intervention de l’état dans ce projet sportif de monsieur Péladeau. Moi aussi.

Pendant que 60 000 personnes – spontanément nous dit-on – marchaient sur les Plaines d’Abraham pour que nous assumions collectivement le coût de cet aréna à Québec, qui serait descendu dans la rue pour contester certains irritants sociaux qui font grand bruit dans nos quotidiens ? Au fait, avons-nous quelque chose à contester ? Ben non. Tout va très bien, madame la marquise !

Certains événements provoquent chez-moi la confiance en la nature humaine. Voir ces mineurs chiliens remonter sur terre, à l’aide d’une simple poulie, de beaucoup de solidarité, de foi et d’espérance m’a réconfortée. Tout est possible. Comme le dit le proverbe africain et ma soeur : ❝ Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin ❞. Et ils iront loin, ces hommes.

Sur ce, bonne semaine !

mini_hn_mauve